Écosystèmes géospatiaux émergents

<Term term=geospatial-infrastructure></Term>Grâce aux SIG Web modernes, les paradigmes SDI passent d’une hiérarchie à un fonctionnement en réseau, se concentrant sur les utilisateurs finaux plutôt que sur les données, mettant les données à profit dans des écosystèmes numériques soutenus par une infrastructure géospatiale distribuée et intégrée.

Les communautés de pratique géospatiales d’aujourd’hui communiquent par le biais d’une gouvernance, d’une politique et d’une stratégie partagées au sein d’un système de systèmes :

  1. Un système d’enregistrement commun, mais distribué.
  2. Un système d’information partagé, favorisant la mise en place de structures de prise de décision agiles.
  3. Un système étendu d’engagement et de prestation, soutenant les connaissances, la compréhension et l’action.

Les écosystèmes géospatiaux émergent naturellement à mesure que les personnes, les organisations, les technologies, les données et les processus deviennent de plus en plus interconnectés. Désignant des systèmes naturellement complexes et interconnectés, le terme « écosystème » est intéressant à plusieurs titres.

Concept et modèle d’écosystème

Les écosystèmes naturels peuvent être utilisés comme modèle pour les écosystèmes géospatiaux. Dans la nature, les écosystèmes se composent de nombreux organismes et populations différents, ainsi que des nutriments et des processus qui les équilibrent et les maintiennent. Les services d’écosystème fournissent les aspects pratiques et culturels qui contribuent au bien-être et à la qualité de vie. Le concept d’environnement englobe à la fois d’autres organismes et l’environnement physique.

Écosystème : concept abstrait et modèle de toutes les parties et de leurs interactions.

Les écosystèmes géospatiaux réunissent des personnes et des organisations qui forment des communautés de pratique. Ils sont basés sur un environnement technologique, nourris par le contenu et influencés par les processus. Des relations se développent entre les individus et les organisations au sein d’une population et entre les communautés.

Concept et modèle d’écosystème

L’infrastructure géospatiale d’une seule organisation devient souvent un nœud dans l’écosystème plus large, un « système de systèmes » où le partage et la collaboration ouverts et sécurisés sont déterminants. [^1] L’interdépendance des différents systèmes naturels et physiques révèle la nécessité d’intégrer les données sur ces systèmes (leur jumeau numérique) entre les organisations.

Communautés en interaction

Capital naturel

Les services d’écosystème sont le capital naturel qui contribue directement et indirectement au bien-être et à la qualité de vie.

Dans les écosystèmes naturels, ils fournissent :

  • Les aspects pratiques tels que la nourriture et l’eau, la régulation du climat.
  • Les aspects culturels tels que la réduction du stress et de l’anxiété.

Dans les écosystèmes géospatiaux, les programmes, les initiatives et les projets contribuent directement et indirectement au bien-être et à la qualité de vie des humains. Le capital naturel des écosystèmes géospatiaux comprend :

  • Les programmes de base (NSDI, par exemple) servent les aspects pratiques fondamentaux.
  • Les programmes thématiques (tels que les SDI basées sur des initiatives) servent les aspects culturels, en appliquant une approche géographique à la connaissance, à la compréhension et à l’action.

Capital naturel des écosystèmes géospatiaux

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Le monde réel est modélisé dans nos écosystèmes géospatiaux, qui doivent répondre à nos besoins fondamentaux pour :

  • Les décisions basées sur les données
  • Les interventions (actions)
  • Les résultats
  • Les entrées

Les écosystèmes géospatiaux en tant que monde réel

Approche écologique

Le mot écologie vient du grec oikos, qui signifie « foyer », « domicile » ou « lieu de vie »[^2] ; ainsi, l’écologie est l’étude du lieu dans lequel nous vivons.

La nature nous enseigne que des écosystèmes sains sont importants ; ils sont la base de la survie de tous les êtres vivants. [^3] Les humains dépendent des plantes et des animaux pour se nourrir. Nous devons cultiver et nourrir d’autres organismes pour exister.

Des écosystèmes géospatiaux sains sont également importants.

Adopter une approche écologique peut faire évoluer les SDI. Ce n’est que le début. Notre démarche collective est positive à bien des égards, et nous évoluons constamment. Toutefois, nous reconnaissons également qu’il existe un spectre de maturité[^4] et de préparation des connaissances entre les SDI du monde entier, à l’échelle locale, nationale et mondiale, et les initiatives thématiques qu’elles soutiennent.

En examinant les interactions entre les écosystèmes géospatiaux, nous pouvons identifier des opportunités spécifiques d’interconnexion et suggérer des interventions futures pour alimenter une base plus productive et durable pour tous, partout. [^5]

Ressources associées :

En savoir plus sur titre.


[1^] : Dangermond et Goodchild (2019) déclarent : « Le partage et la collaboration doivent figurer parmi les objectifs prioritaires d’une infrastructure géospatiale, rendus possibles par les types d’engagement et d’accessibilité qui caractérisent de plus en plus la technologie géospatiale. »

[^2] : extrait de Britannica.com, Study.com

[^3] : Science With Me.

[^4] : Évaluation de l’état de préparation des GKI…

[^5] : Saligoe-Simmel, J. States in the National Geospatial Infrastructure : … récit présenté pendant GeoGov 2024…

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